le libre danseur

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l’idée m’est venu d’écrire, de m’essayer à la critique. Je me souviens de l’époque des cahiers du cinéma qui existe toujours. Je pense à Serge Daney. Michel Boujut, claude Ventura, Anne Andreu. A ces auteurs qui parlaient d’autres auteurs à travers leur critique. Qui nous embarquez dans leurs pensées,et ainsi attiser notre curiosité pour ouvrir les portes d’un théâtre ou d’une salle de cinéma. le plaisir étant toujours là.

La Paranoïa de Rafael Spregelburd mis en scène par Fred Polier au théâtre du Grutli Mars 2015

Tout d’abord, je vous invite à regarder ce lien

http://youtu.be/aVx1dOj8Oyw

Fred Polier les as vu. Ils sont là parmi nous. Nous veulent ils du bien, du mal.Ou les deux ? L’imaginaire d’un enfant qui aurait grandi trop vite, qui dégainerait plus vite que son ombre.

Je veux parler de l’auteur de cette pièce : Rafael Spregelburd, dont Fred Polier s’est accaparé. Cela a un effet sur nous comme un film muet , hors du temps, je m’endors et au bout de 20′ d’un sommeil réparateur la pièce et ses acteurs ne m’ont pas quitté. Le langage est surprenant, surréaliste, étonnant , détonant. Où sommes nous ? Qui sont’ils? Des extras terrestres ? Des fous qui inventent un monde qui atteint nos cerveaux, qui réorganisent notre pensée le temps de la représentation, qui laissent des traces après coup. Pas besoin de stupéfiants, le théâtre rempli son rôle de stupéfiant. Par moments,j’aimerais que cela s’emballe à la manière des Marx Brothers, histoire de ne plus rien comprendre. Je ne comprends rien, mais cela n’a aucune importance. Nous rentrons dans leurs têtes( celles des comédiens, et comédiennes), mais ce ne sont plus déjà des comédiens,et comment les nommer alors ? Ils ne touchent plus terre. Ils ne contrôlent plus rien, ils sont infectés par cette maladie des mots de l’auteur, ils sont pris dans une sorte de vortex , une machine à laver qui essorent nos esprits. Je suis parmi les spectateurs, je sens comme une incompréhension de leur part. Quel est cet objet ? Et puis très vite, je me laisse embarquer, je largue les amarres de la raison.

A QUOI BON ÊTRE RAISONNABLE AU THEÂTRE.

Une pièce que même le metteur en scène ne peut maitriser;seulement accompagnée. Là est la qualité du texte, là est le secret pour réussir l’entreprise. Cela va trop vite pour nos cerveaux, je parle beaucoup du cerveau dans cette pièce.Un cerveau qui chauffe, les neurones implosent de l’intérieur ; d’autres cellules naissent, l’imaginaire fantasmagorique se propage sur la scène. Les corps ne sont plus à proprement parlé des corps logiques,et censés. Ils se déglinguent dans cette architecture littéraire qui ne ressemble plus à rien, un vocabulaire d’experts, de scientifiques complètement à l’ouest, une sorte de docteur Folamour, incontrôlable, qui n’ont aucune chance pour résoudre cette énigme du temps compressé.

Paranoïa est une curiosité si d’aventure vous l’êtes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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